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Je donne

Un soulagement plus rapide de la douleur chronique

La Dre Luda Diatchenko cherche à résoudre le mystère de la douleur chronique qui afflige 20 pour cent des Canadiens.

Chaire de recherche et la professeure de McGill Luda Diatchenko

Chaire de recherche et la professeure de McGill Luda Diatchenko

« La douleur arrive en tête des motifs de consultation médicale », affirme Luda Diatchenko, titulaire mcgilloise de la première chaire d’excellence en recherche du Canada sur les mécanismes génétiques de la douleur chez l’humain. C’est pourquoi il est si étonnant que l’étude des mécanismes de la douleur n’en soit encore qu’à ses balbutiements. »

La douleur chronique n’afflige pas que ceux qui en sont atteints. Elle met à rude épreuve tout le système de santé. Les coûts annuels de son traitement au Canada et aux États-Unis dépassent ceux associés à la maladie cardiovasculaire, au diabète et au cancer pris ensemble.

« Grâce au Centre de la douleur fabuleusement bien épaulé et à un cadre intellectuel propre à l’exploration de techniques et d’orientations nouvelles, McGill arrive en tête de peloton dans cette discipline », d’ajouter la Dre Diatchenko.

Selon les dernières recherches sur la sensibilité, la réaction à la douleur est largement tributaire d’une interaction complexe entre des facteurs environnementaux et génétiques. La Dre Diatchenko a pour objectif ultime de mieux comprendre ces facteurs génétiques grâce à ses travaux menés au Centre de recherche sur la douleur Alan-Edwards et d’établir une base de développement de nouveaux analgésiques et de traitements personnalisés.

« À l’heure actuelle, on comprend mal la douleur. Les patients souffrent pour diverses raisons et, de ce fait, réagissent différemment aux médicaments », d’expliquer la Dre Diatchenko.

« La cartographie des facteurs de douleur chronique mènera au développement de médicaments prescrits en fonction de l’héritage génétique et du profil du patient associé à la douleur. »

Ce type de prise en charge personnalisée de la douleur pourrait considérablement alléger la lutte quotidienne que livre le patient.

« Les retombées seraient éventuellement énormes si on pouvait prédire quel médicament apporterait la plus grande amélioration de la qualité de vie du patient aux prises avec des céphalées de tension, de l’arthrite et d’autres affections associées à la douleur chronique », de dire la Dre Diatchenko.

En sa qualité de titulaire de la chaire d’excellence en recherche du Canada sur les mécanismes génétiques de la douleur chez l’humain, la Dre Diatchenko reçoit 10 millions de dollars en financement du gouvernement fédéral à l’appui de son programme de recherche et plus de 20 millions de dollars en subventions égales à la somme versée de la part de partenaires privés et publics.

« Pour le moment, la recherche sur la douleur n’est pas considérée comme un vaste champ et c’est pourquoi le soutien que nous recevons est si essentiel », d’expliquer la Dre Diatchenko. Ce soutien nous permettra de continuer d’attirer l’attention sur cet énorme problème de santé. Et, espérons-le, nous pourrons véritablement atténuer la douleur chronique de millions de patients. »