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Des étudiants contribuent à l’élaboration d’une nouvelle approche de la santé et du bien-être

L’approche globale novatrice du Pôle bien-être étudiant

Des gens se détendent au Pôle bien-être étudiant Rossy de l’Université McGill

Le Centre de soutien par les pairs du nouveau Pôle bien-être étudiant Rossy

: Centre de soutien par les pairs

Les universités du monde entier reconnaissent l’importance d’offrir davantage de services de soutien psychologique à leurs étudiants, et McGill ne fait pas exception. Selon un sondage, environ un quart des étudiants mcgillois ont eu accès à un service de santé mentale ou psychologique sous une forme ou une autre durant la dernière année.

Afin d’aider ses étudiants à s’épanouir, McGill met en place une nouvelle approche du bien-être étudiant ancrée autour du Pôle bien-être étudiant. Fondée sur des pratiques exemplaires et élaborée à partir de commentaires des étudiants, cette initiative de 14 millions de dollars redéfinit la façon dont McGill offre des services de soutien physique ou psychologique à sa population étudiante.

« Nous nous engageons à avoir un dialogue authentique et sans jugement sur la santé mentale, et à construire une nouvelle structure afin d’améliorer l’accès aux services et aux renseignements », soutient Christopher Manfredi, vice-principal exécutif et vice-principal aux études.

Changement d’approche

La nouvelle approche collaborative de la santé et du bien-être est partiellement financée par la fondation Rossy, une fondation montréalaise privée dont les priorités comprennent le soutien aux besoins des jeunes adultes en contexte d’études postsecondaires. Gisele et Neil Murdoch, B. Com. 1981, apportent des fonds complémentaires en appui au bien-être et aux programmes de santé mentale de la Faculté de gestion Desautels.

La nouvelle approche offre davantage de choix aux étudiants et comporte également différents programmes complémentaires aux services cliniques, dont le but est de toucher l’ensemble de la communauté mcgilloise.

« Il s’agit d’une façon plus globale d’envisager les soins aux étudiants », explique Vera Romano, directrice du Pôle bien-être étudiant.

« L’étudiant se trouve au cœur de la démarche : il a le pouvoir d’explorer (avec l’aide de fournisseurs de soins de santé) les différents services et les différents types de soins offerts afin de trouver ce qui lui convient le mieux. »

Vera Romano était auparavant directrice des services de counseling. Dans ses nouvelles fonctions de directrice du Pôle bien-être, elle a pour responsabilité de rassembler et de simplifier les services de santé de McGill.

Facilitant l’accès aux soins, le processus intégré fait en sorte que les étudiants n’aient pas besoin de recommencer à zéro quand ils font appel à un nouveau service, explique-t-elle.

« Les différents services travaillaient très bien, mais de façon autonome, vraiment indépendamment les uns des autres. Tout le monde attendait un tel pôle interprofessionnel », ajoute-t-elle.

La voix des étudiants

Les étudiants ont joué un rôle prépondérant dans l’élaboration de la nouvelle approche.

« Les contributions des étudiants et l’aide qu’ils nous ont apportée ont vraiment été d’une importance capitale », indique Vera Romano, qui a siégé aux comités consultatif et directeur aux côtés d’étudiants du premier cycle et des cycles supérieurs.

« En tant qu’étudiant, c’est agréable de se sentir écouté, constate l’ancien président du Centre de soutien par les pairs de McGill, Armaghan Alam, B. Sc. 2019. Au fil des consultations, nous, les étudiants, faisions remarquer certaines choses, et les membres du corps enseignant et du personnel disaient qu’ils ne les avaient pas vues de cette façon. C’est super de constater que tout se met en place. »

Le florissant Centre de soutien par les pairs de McGill incarne cette nouvelle approche ainsi que l’action ciblée sur la communauté et la collaboration du Pôle bien-être. Quatre-vingts bénévoles agissent auprès d’environ 400 étudiants chaque année, ce qui représente 1 % du corps étudiant de McGill. Tout étudiant de l’Université peut se rendre au centre afin de parler seul à seul de n’importe quel sujet avec un conseiller en bien-être.

« C’est grâce à la confiance et au soutien de l’Université McGill que le Centre peut véritablement offrir ce service », remarque Armaghan Alam, qui fait du bénévolat au centre depuis trois ans.

Jennifer Chen, B. Sc. 2016, étudiante aux cycles supérieurs en pharmacologie, siège également au comité directeur du Pôle bien-être. « Ils voulaient connaître notre expérience afin de savoir lesquels des anciens processus fonctionnaient ou non, et ce que nous pourrions faire pour les modifier ou les conserver. »

Jennifer Chen a vraiment hâte que les initiatives visant à faire connaître le Pôle bien-être soient mises en place. C’est après avoir vu plusieurs de ses condisciples être victimes d’épuisement qu’elle s’est impliquée en faveur du bien-être sur le campus. Elle n’aime pas cette idée préconçue selon laquelle il est normal, aux cycles supérieurs, d’être très stressé. « Nous devons promouvoir un mode de vie sain chez les étudiants aux cycles supérieurs; un mode que tous devraient d’ailleurs adopter. »

Le Pôle bien-être étudiant

Le Pôle bien-être intègre les services existants et crée de nouvelles façons d’y accéder, non seulement dans le Pavillon des services aux étudiants Brown, où il se situe physiquement, mais aussi en ligne. De plus, 11 conseillers en bien-être locaux travaillent directement dans les facultés, et d’autres unités tissent des liens bidirectionnels entre le pôle central et ses différents satellites.

L’espace physique du Pôle bien-être est le guichet unique pour toutes les ressources de santé et de bien-être, notamment les médecins, le personnel infirmier, les conseillers, les nutritionnistes et les psychiatres. L’aire commune du Pôle bien-être est un espace invitant où les étudiants peuvent se détendre avant leurs rendez-vous. L’annexe dédiée aux modes de vie sains (Healthy Living Annex), voisine de l’aire commune, sera consacrée au rayonnement, à la promotion et aux activités de soutien par les pairs.

Enfin, le Pôle virtuel constitue le portail unique d’accès aux renseignements sur la santé et le bien-être. Il sert aussi de point d’accès virtuel et permettra à terme aux étudiants de prendre des rendez-vous en ligne.

Des compétences d’avenir

Pour Vera Romano et les autres personnes impliquées dans le Pôle bien-être, l’objectif ultime est d’équiper les étudiants d’outils et de compétences qu’ils conserveront bien après leur passage à McGill.

« En matière de sciences de l’épanouissement, ce sont des compétences comme celles-là qui permettent aux gens de réussir leur vie, croit Vera Romano. Nous faisons tout cela pour améliorer non seulement le système, mais aussi la communauté. »